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La sédentarité serait-elle la plus grande menace pesant sur notre santé ?

Peut-on être sédentaire alors qu’on est actif ?

On pourrait croire qu’être sédentaire veut dire être physiquement inactif… En réalité, pas nécessairement !

Une petite dose d’étymologie pour commencer… Sédentarité vient du verbe latin sedere qui signifie être assis. Cela explique qu’un comportement sédentaire soit défini comme une situation d’éveil caractérisée par une dépense énergétique inférieure ou égale à la dépense de repos en position assise ou allongée (1,6 MET) : déplacements en véhicule automobile, position assise sans activité autre, ou à regarder la télévision, la lecture ou l’écriture en position assise, le travail de bureau sur ordinateur, toutes les activités réalisées au repos en position allongée (lire, écrire, converser par téléphone, etc.)

L’inactivité physique caractérise un volume d’activité ne permettant pas d’atteindre le seuil recommandé d’activité physique d’intensité modérée ou élevée par semaine.

Ce qui veut dire que l’on peut avoir des comportements sédentaires tout en étant actif (le sportif du dimanche qui ne s’active pas le reste de la semaine) ; et être inactif sans être sédentaire !

 

Les risques liés aux comportements sédentaires

Le niveau de sédentarité augmente dans la majorité des pays industrialisés, avec des conséquences majeures pour la santé des populations. Aujourd’hui, la sédentarité apparaît comme responsable de plus de décès que le tabac ! Elle peut avoir de nombreuses conséquences néfastes sur notre santé, en particulier avec l’avancée en âge.

Pour éviter les effets néfastes de la sédentarité, il convient tout au long de la journée de se lever pour s’activer (pour marcher par exemple) :

  • au moins 1 minute toutes les heures
  • ou 5 à 10 minutes toutes les 90 minutes

 

Les 206 os de notre organisme sont des structures vivantes.

La construction de l’os, sa croissance et sa conservation sont commandées, de manière globale, par des forces mécaniques (pesanteur, vibrations, tractions…) et des hormones. Durant toute notre vie, l’os se détruit pour mieux se reconstruire ; cela s’appelle le remodelage osseux. Ce processus permet à l’os de garder ses propriétés : résistance à la pression et à la traction, flexibilité et élasticité.

L’avancée en âge entraîne un déséquilibre du remodelage osseux. L’os perd alors de la matière et ses propriétés se dégradent.

 

Mais en quoi la sédentarité impacte-t-elle la “santé de nos os” ?

Les vibrations et les forces qui sollicitent les os, lorsque l’on marche ou lorsque l’on est debout, stimulent le processus de construction osseuse.

En l’absence de ces sollicitations, rien ne vient contrer la perte de masse osseuse liée à l’avancée en âge. Ainsi, cela peut favoriser significativement l’apparition d’ostéoporose (une perte problématique de masse osseuse) qui fragilise les os et augmente le risque de fractures.

Articulations et sédentarité

D’un point de vue physiologique, lors de l’avancée en âge, peu de changements sont observés au sein des articulations. Les propriétés des différents éléments restent bien préservées.

Cependant, la sur-sollicitation des articulations lors de la vie (impacts importants et répétés engendrés par un surpoids par exemple) en lien avec une prédisposition génétique favorise l’apparition de pathologies articulaires telles que l’arthrose. Néanmoins, de récentes recherches mettent en évidence que ces facteurs ne seraient pas les seuls responsables… Une nouvelle hypothèse est donc avancée : la sédentarité.

En passant plus de temps assis, nos muscles s’affaiblissent et les propriétés du cartilage et de la synovie (pellicule protégeant la capsule articulaire) se dégradent, ce qui provoquerait des dommages plus rapides et plus importants sur les articulations.

Ainsi, la sédentarité serait, en association avec le surpoids, l’une des causes principale de l’arthrose surtout des membres inférieurs.

La sarcopénie

La sarcopénie est un mot compliqué qui caractérise simplement une perte de la masse musculaire. Cette perte engendre une détérioration de la force et des performances physiques. Naturelle lors de l’avancée en âge, elle peut néanmoins être aggravée par des facteurs pathologiques ou comportementaux.

Une étude récente de 2015 montre que des comportements sédentaires importants sont associés à une masse musculaire réduite et à un risque accru de sarcopénie, indépendamment de la pratique d’activité physique.

 

En résumé, la sédentarité accentue la fonte musculaire et favorise, à travers ses incidences, des pertes prématurées de mobilité. La bonne santé du muscle est donc primordiale pour se maintenir en forme longtemps, et cela passe par une vie non-sédentaire au quotidien !

> Êtes-vous sûr de savoir comment on définit l’activité physique ?

 

 

___________
Sources :
Physiological and health implications of a sedentary lifestyle – Tremblay et al. 2010.
www.onaps.fr
Société Française de Rhumatologie : http://sfr.larhumatologie.fr/_
Chastin SF, Mandrichenko O, Skelton DA. The frequency of osteogenic activities and the pattern of intermittence between periods of physical activity and sedentary behaviour affects bone mineral content: the cross-sectional NHANES study. BMC Public Health. 2014;14:4.
Knee osteoarthritis has doubled in prevalence since the mid-20th century. Ian J. Wallace, Steven Worthington, David T. Felson, Robert D. Jurmain, Kimberly T. Wren, Heli Maijanen, Robert J. Woods and Daniel E. Lieberman. PNAS 2017 August, 114 (35) 9332-9336._
Gianoudis J, Bailey CA, Daly RM. Associations between sedentary behaviour and body composition, muscle function and sarcopenia in community-dwelling older adults. Osteoporos Int. 2015;26: 571-579

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