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Maladie d’Alzheimer : se protéger grâce à sa réserve cognitive

Qu’est-ce que la réserve cognitive ?

Le Pr Yaakov Stern, de l’université de Columbia, est à l’origine de cette notion de réserve cognitive. Il s’agit du capital cérébral d’un individu, qui diffère d’une personne à l’autre.

 

Une protection contre Alzheimer ? Oui pour retarder la maladie mais pas pour l’éviter complètement

Jusque dans les années 2000, il était communément admis que nous disposions d’une certaine réserve cognitive à la naissance. Mais les études ont prouvé que les stimulations intellectuelles et les compétences accumulées tout au long de la vie permettaient de renforcer les réseaux de neurones et de développer cette réserve. Ainsi, lors de l’Aquitaine Conférences sur les neurosciences 2012, il est dit qu’un haut niveau d’éducation retarde l’apparition de la maladie d’au moins 5 ans.

En faisant face à l’âge, certains dommages peuvent intervenir et le cerveau vient puiser dans cette réserve avec plus d’intensité. La réserve permet ainsi d’amortir cet effet de l’âge. Plus encore, on constate que de nouvelles stratégies cognitives peuvent se mettre en place.

Le phénomène de plasticité cérébrale.

L’architecture cérébrale se reconfigure tout au long de la vie, les voies nerveuses se réorganisent au gré de l’expérience. Le cerveau aménage de nouveaux circuits de circulation de l’information et offre des mécanismes de compensation en cas de détérioration de certains circuits.

On constate ainsi qu’agir au renforcement de sa réserve cognitive permet directement de ralentir l’apparition des lésions de la maladie d’Alzheimer. Mais plus généralement elle retarde la plupart des formes de maladies cognitives. Et en cas de détérioration comme après un AVC (accident vasculaire cérébral), le cerveau viendra puiser dans cette réserve pour reconstruire de nouveaux circuits.

Un déclin plus rapide

Mais selon le Pr Stern: « Les personnes ayant les plus grandes réserves cognitives auront une maladie plus avancée au moment où s’amorcera leur déclin cognitif. Elles mettront alors moins de temps à atteindre le point où la maladie compromettra le fonctionnement du cerveau. Elles déclineront donc plus vite ». Le capital santé fonctionne du même mouvement. Il permet de rester en bonne santé plus longtemps, sans entrer en dépendance. Mais de fait, la chute est plus rapide lorsqu’elle intervient.

 

De façon plus pragmatique, cela permet de rester en bonne santé le plus longtemps possible. La réserve cognitive permet ainsi de profiter plus longtemps de sa famille, de ne pas être une charge pour son entourage. Gagner de l’espérance de vie, oui mais en bonne santé !

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